Funérailles : quel budget prévoir ?

L’organisation des obsèques requiert un budget relativement important. Il faut cependant savoir que si certaines prestations sont obligatoires, d’autres sont totalement optionnelles. Nous faisons, dans cet article, un tour d’horizon des coûts qu’ il faut prévoir lors de l’organisation d’un tel événement.

Des prix encore élevés

Selon la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM), ces montants s’élèvent aujourd’hui à environ 4 300€ pour une inhumation et à 3 800€ pour une crémation. Les entreprises de pompes funèbres englobent dans leurs tarifs les soins de conservation, ou de thanatopraxie, qui sont non obligatoires. Ces soins sont facturés entre 300€ et 500€ et doivent inclure aussi la toilette et la présentation du corps.

Il faut de plus savoir que les devis fournis par les prestataires de pompes funèbres sont parfois trompeurs. En effet, ces sociétés établissent librement leurs tarifs, d’où la nécessité -même lors de ces moments douloureux- de les mettre en concurrence en réclamant des devis par téléphone. Ces devis doivent vous être transmis gratuitement. Notez qu’en plus des prestations obligatoires, il faudra compter un certain nombre de fournitures comme les ornements floraux, ou une plaque funéraire avec photo par exemple, que vous pouvez commander à d’autres sociétés que votre prestataire.

Des facteurs obligatoires

Le cercueil, avec ses quatre poignées standards et sa garniture étanche, constitue une dépense obligatoire, qu’il s’agisse d’une inhumation ou d’une crémation. Le prix moyen de ce cercueil avec capiton est d’environ 1000€. Afin de diminuer les frais, on peut opter pour le cercueil en sapin sans capiton.

La législation impose de plus la location du corbillard avec chauffeur. La présence des porteurs n’est pas exigée, mais reste recommandée, car un cercueil pèse 80 kg, vide. Ses coûts peuvent varier entre 350€ et 450€ en moyenne, sans compter les porteurs.

Le coût des concessions funéraires

L’inhumation nécessite bien sûr l’achat de la concession d’un terrain de 2m2 au minimum. Son le prix peut beaucoup varier selon la durée et les communes. par exemple, pour un emplacement de 2m2 à Paris le tarif s’élève depuis 2018 à :

  • 828 € pour une concession décennale.
  • 2 844 € pour une concession trentenaire.
  • 4 458 € pour une concession cinquantenaire.
  • 15 837,13 € pour une concession perpétuelle.

L’inhumation entraîne des frais de creusement et d’inhumation qui s’élèvent à 400€ en moyenne. La note peut grimper à plus de 2 000€ pour un caveau comportant deux places. Certains ajouts, comme un monument gravé, ou une plaque funéraire avec photo, font encore grimper le prix de la concession.

En ce qui concerne la crémation, il faudra payer une taxe établie par chaque commune. Le coût d’une incinération dépend aussi de la destination des cendres. Par exemple, la dispersion dans le jardin du souvenir du cimetière est souvent gratuite. Le dépôt des cendres dans un caveau déjà existant implique des frais d’ouverture de sépulture d’environ 200 €. Quand on ne possède pas de caveau, il faudra acheter une concession ou une case de columbarium, dont le prix dépend encore une fois de la durée et de la commune. Ces prix peuvent aller d’environ 500€ pour 10 ans a plus de 2 000€ pour 30.

Les cendres déposées sont remises aux proches du défunt dans une urne funéraire dont le coût peut aller de 50€ à 700 €, sans compter la plaque funéraire avec photo.

Méfiez-vous des abus lors des transferts vers une chambre funéraire

Quand une personne meurt dans un établissement de santé, son corps est placé dans la chambre mortuaire de l’établissement gratuitement pendant les trois premiers jours. Après cela, ce service est facturé aux familles, mais il ne peut dépasser six jours au total, ou 10 jours si le corps n’a pas été réclamé.

Cela dit, les centres qui enregistrent moins de 200 décès par an ne sont pas obligés de proposer ce service, ce qui oblige à transférer le corps vers un autre hôpital ou vers un funérarium. Beaucoup de ces centres facturent donc à la famille le déplacement du corps en faisant appel eux-mêmes à un prestataire de pompes funèbres, ce qui est illégal : la clinique doit financer le coût du transport et du séjour pendant les trois premiers jours. Une maison de retraite est autorisée à conserver le corps jusqu’à six jours, puisqu’elle est considérée comme le domicile de la personne décédée.